Sanstitre

Collectif

A propos de sansTitre

Le collectif SansTitre a été créé vers 2022 par Adèle Cassigneul et Marine Rouch autour d’une table de cuisine toulousaine.

Il défend et expérimente un féminisme de la vulnérabilité attentif aux questions de précarité économique et professionnelle, de parentalité, de santé physique et mentale ainsi que de privilèges de classe et de race.

Il s’inscrit dans une critique crip/queer/antiraciste/féministe/anticapitaliste visant à dénoncer les violences systémiques des milieux universitaires et plus largement intellectuels.

L’expérimentation passe par l’écriture ; une écriture fragmentée, sans cesse interrompue. Le collectif SansTitre s’interroge sur les possibilités d’une écriture féministe vulnérable.

Un premier manifeste a été écrit, « SansTitre, manifeste« . Puis, un second, « Non je ne suis pas une star« , qui rassemble, avec leur accord, des témoignages d’autres “SansTitre”.

Après s’être longtemps consacrée à l’œuvre de Virginia Woolf et aux relations texte/image, Adèle Cassigneul se spécialise en littératures féministes et en critique créative. Elle s’intéresse en féministe à des artistes qui œuvrent dans l’entre-deux et aux formes hybrides inassignables. Ses enseignements en école d’art, dans le prolongement de ses recherches, se situent à la croisée des études intermédiales et des épistémologies queer/trans/crip féministes antiracistes et s’ancrent dans une praxis située en première personne. Aménageant des chantiers critiques et poétiques depuis son instabilité professionnelle et à l’intérieur de temporalités hachurées, elle interroge ses approches heuristiques à travers la critique créative, forme à laquelle elle dédie la revue Outsider, fondée en 2021. 

Publications : Woolf (Prégrines 2025), “Une commune poésie. Sur Le Rêve d’un langage commun d’Adrienne Rich” (Collatéral 2025), co-édition critique d’Une chambre à soi (GF 2026), “Rererelire Virginia Woolf : à propos de The Life of Violet (Collatéral 2026), Moore/Cahun Remix (Lorelei 2027).
Interviews : La Déferlante, La Midinale, Maze et Collatéral.
Conversations : Nedjma Kacimi, Marie Cosnay, Emmanuelle Walter, Emilie Blanc ou Katy Barasc.

Il y a une dizaine d’années, Marine Rouch est entrée en recherche et féminisme par l’œuvre de Simone de Beauvoir et par les milliers de lettres que celle-ci a reçues de la part de ses lectrices “ordinaires”. Historienne issue d’un milieu ouvrier, elle expérimente en première personne une approche de la recherche “par le bas” et “depuis l’intérieur”, à la croisée de l’histoire, de la phénoménologie féministe, des épistémologies queer/crip féministes et des études post-coloniales. Ses recherches actuelles s’attachent à relire de façon critique l’œuvre beauvoirienne, à étudier l’histoire des circulations internationales des idées féministes dans une dimension critique de l’impérialisme avec l’objectif de “provincialiser l’Europe”, et à trouver et expérimenter des formes éthiques de solidarité féministe. Son approche heuristique revendique une non-séparation des espaces militants, de recherche et personnels. Multi-vacataire précaire, elle enseigne dans plusieurs établissements toulousains. 

Ses publications : Chère Simone de Beauvoir. Vies et voix de femmes “ordinaires”. Correspondances croisées (Flammarion, 2024) et Entre femmes. Le lesbianisme dans les écrits intimes (Mauconduit 2026, avec Alexandre Antolin).
Interventions : Book club, La Série Documentaire, France Culture Vidéo et Le Nouvel ObsConversations sur les combats du peuple palestinien à la librairie Paysages humains de Toulouse : Ghosoun Qtifan, Romain Le Gloahec et Emmanuel Dror

Crédits photographiques des portraits : Bea Uhart photography.